Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 18:03

Gel des avoirs des barons de l’ancien régime: Voici la liste noire du Procureur de la République Nous vous proposons ici la liste des personnes dont les comptes bancaires ont été bloqués sur réquisition du Procureur de la République. Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d`Abidjan Plateau ; Vu les articles 41, 74 et suivants du code de procédure pénale ; Vu les décisions: N° 2011/17 /PESC du Conseil du Il Janvier 2011 modifiant la décision 2010/656/ PESC ; N° 20 11/18/PESC du Conseil du 14 Janvier 2011 modifiant la décision 2010/656/ PESC ; N° 2011/221/PESC du Conseil du 06 Avril 2011 modifiant la décision 2010/656/PESC ; du Conseil de l`Union Européenne renouvelant les mesures restrictives instaurées à l`encontre de la Côte d’Ivoire aux fins du gel des avoirs des personnes ci-dessous désignées : 1- Mme ADJOBI CHRISTINE 2- ADJOBI JOCELYN 3- AFFI N`GUESSAN 4- AHOUA N`GUETTA TIMOTHEE 5- AHOUA DON MELLO 6- AKE N`GBO GILBERT MARIE 7- ALI KEITA 8- ATTEBI WILLIAMS 9- ATTEY PHILIPPE 10- BAMBA NADIANA (NADY) 11- BECHIO JEAN JACQUES 12- BLE GOUDE CHARLES 13- BLEHOUE AKA 14- BONI AKISSI DANIELLE CLAVERIE 15- BOHOUN BOUABRE PAUL ANTOINE 16- BRO GREBE GENEVIEVE 17- BROU AMESSAN PIERRE 18- COULIBALY GERVAIS 19- COULlBALY ISSA MALlCK 20- DACOURY-TABLEY LOUIS PHILIPPE 21- DAMANAN ADIA MEDARD DIT PIKAS 22- DALI ZABO ERNEST 23- DALIGOU MONOKO JACQUES ANDRE 24- DALO NOEL LAURENT DESIRE CHARLES 25- DIAGOU GOMONT JEAN-BAPTISTE 26- DIALI ZIE 27- DIBY KOUAME N`GUETTIA MICHEL 28- DJECOURY BADJO ELISABETH EPOUSE DAGBO JEANINE 29- DJEDJE ALCIDE HILARI 30- MME DJEDJE MAMA SIMONE 31- DJIDJI KADJO ADOLPHE 32- DOGO DJEREKE RAPHAEL 33- DOGOU ALAIN 34- DOHOU ARISTIDE 35- DOKUI PAUL 36- DOMORAUD OPERI BONFISSE 37- DOSSO CHARLES RODEL 38- EHIVET SIMONE GBAGBO 39- EHOURA AWA 40- EKPO WALE BRUNO 41- ETTIEN AMOAKON 42- FOUAD OMAIS 43- GAMMI (PASTEUR) 44- GBAGBO LAURENT 45- GBAGBO MICHEL 46- GBAKO LIKIKOUET ODETTE 47- GBAMANAN DJIDJAN FELICIEN 48- GNAMIEN YAO 49- MME GNAPRI SOUHONON MARIE ODETTE EPSE LOROUGNON 50- MME GNONSOA ANGELE 51- GOSSIO MARCEL 52- GUEDE ZADI MICHEL 53- GUEI FRANCK 54- GUIRIEOULOU EMILE 55- GORE KADER CHARLES 56- IBRAHIM EZZEDINE 57- ISSA HAMED 58- JEAN MARTIN M`BEMBA 59- KADET BERTIN 60- KADIO MOROKO MATHIEU 61- KADYMOND JEAN CLAUDE 62- KASSOUM FADIKA 63- KATA KAKE 64- KATINAN KONE JUSTIN 65- KESSE FEH LAMBERT 66- KAWAR JALLAL 67- KIPRE STEPHANE 68- KLAH KOUE SYVI\NUS 69- KOFFl KOFFl LAZARE 70- KONATE NAVIGUE 71- KONE DOFERE 72- PASTEUR KORE Moïse 73- KOUAO NAMOUTIE 74- KOUAME SECRE RICHARD 75- KOUASSl FRANCK ANDERSON 76- KOUASSI OUSSOU 77- MME KOUASSI EPOUSE SESS 78- MME KOUDOU JEANNETTE 79- MME KOUAME ANNE GNAHORE TATRET 80- KOUMOUE KOUADIO AUGUST1N 81- MME LAGO DALEBA ODETTE 82- LAHOUA SOUANGA ETIENNE ALIAS CESAR ETOU 83- LEGRE THIERRY 84- LIDA KOUASSI MOISE 85- LOHOUES ANNE JACQUELINE EPOUSE OBLE 86- MARC RICHMOND 87- MAMADOU BEN SOUMAHORO 88- MAWA COULIBALY 89- MOUSSA REDA 90- MAOUSTAPHA AZIZ 91- NANHIO FELIX 92- N`DA AMETCHI 93- N`GBECHI GHISLAIN 94- N`GBE DENIS 95- N`GOM MOUSTAPHA 96- M`BOUGOUA ABJ BLA1SE 97- N`GUESSAN BLE ALIAS JEAN-BAPT1STE AKROU 98- N`GUESSAN ANOH GILBERT 99- N`GUESSAN YAO THOMAS 100- NYAMIEN MESSOU 101- MME ODEHOUROU GERALDINE 102- OUATTARA GNONZIE 103- OUEGNIN GEORGES ARMAND 104- OULAYE HUBERT 105- OULAI ELOI 106- OTTRO ZIRIGNON LAURENT 107- ROBERT CHARDIN 108- SANOGO YAYA (MAITRE) 109- SANSAN KOUAO 110- SERY KOSSOUGRO EMILE 111- SIKI BLON BLAISE 112- SOKOURI BOHUI 113- SOUMA ANDRE 114- TCHELE HANNY 115- TANO KOUAKOU FELIX 116- TIACOH THOMAS 117- TOGBA NORBERT 118- TOURE AMARA 119- MME TOURE EPSE EBAH 120– VEHI TOKPA 121- VOHO SAHI ALPHONSE 122- WILIRUEYA 123- YAPO ATSE BENJAMIN 124- YANON YAPO 125- YAO N`DRE PAUL 126- ZADI JACQUES 127- ZAHUI MARCELIN 128- ZAKARIA FELLAH 129- ZOHORE AUBERT 130- GNAKO MARCELIN MILITAIRES ET ASSIMILES 1- Commandant ABEHI Jean-Noël 2- Colonel AHOUMAN Nathanaël 3- BAI Patrice 4- GNATOA Marc 5- TOURE Moussa Zeguen 6- Colonel Major DASSET 7- Général DOGBO BLE DENIS 8- Capitaine GUEI Badia (Base navale-Marine Nationale 9- Commissaire Principal LOBA Gnango Emmanuel Patrick 10- MAHO Glofiéhi Denis 11- Colonel Major MANGLI Alphonse 12- OUALI Delafosse 13- Lieutenant OURIGOU Bawa (Base Navale-Marine Nationale) 14- Commissaire Principal ROBE Gogo Joachim 15- Colonel Major SAMA DAMALA 16- Commandant SEKA SEKA Anselme 17- Amiral VAGBA Faussignaux 18- Commissaire Divisionnaire YORO Claude Requiert les banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire de bien vouloir empêcher tous mouvements financiers sur les comptes bancaires appartenant aux personnes ci-dessus mentionnées et d’interdire jusqu’à nouvel ordre toutes transactions sur les actions, obligatoires et autres titres détenus par lesdites personnes. Le Procureur de la République KOFFI K. SIMPLICE Magistrat Hors Hiérarchie

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 12:42

 

 

MULTIMÉDIA

Google fournira l’accès à Internet aux Etats-Unis

Non sans arrière-pensée, la firme édifiera plusieurs réseaux ultrarapides.

Les fournisseurs d’accès à Internet américains sont inquiets. Mercredi soir, Google a annoncé son intention de construire plusieurs réseaux ultrarapides. A terme, entre 50 000 et 500 000 foyers seront raccordés par la firme de Mountain View, qui effectuera ainsi sa plus importante incursion hors de son métier de base. Google promet des débits minimaux de 1 Gbit/s – soit 100 fois plus que les futures vitesses promises par Swisscom en fibre optique.

AT & T, Verizon et les câblo-opérateurs américains peuvent se faire du souci pour deux raisons. La première tient à l’émergence de ce nouveau concurrent. Google ne précise pas où il construira ses réseaux – mais il est probable qu’il s’attaque à de petites agglomérations. Son expérience sera limitée – une couverture nationale semble exclue. En 2006, Google avait entièrement équipé sa ville d’origine, Mountain View, en Wi-Fi gratuit – ce dont bénéficient encore ses 72 000 habitants. Les accords pour étendre cette couverture à des grandes villes n’ont pu se concrétiser, à cause de la volte-face d’autorités municipales.

Les fournisseurs classiques d’accès à Internet doivent surtout craindre le message que veut faire passer Google: ouvrez vos réseaux à des concurrents et ne limitez pas l’innovation en bloquant certaines applications. A l’heure où le débat sur la neutralité d’Internet fait toujours rage outre-Atlantique, cet appel sera écouté avec attention à Washington. Google avait eu exactement la même intention en enchérissant – sans succès mais sans volonté réelle de la décrocher – pour une licence de téléphonie mobile. Mais en parallèle, Google a investi dans Clearwire, une société construisant actuellement un réseau mobile ultrarapide.

Loin derrière la Suisse

Côté infrastructures, les Etats-Unis sont mal placés en comparaison internationale. Dans une tribune libre publiée dans le Washington Post mercredi, Eric Schmidt, directeur de Google, regrettait que le pays soit seulement classé 15e dans l’accès à Internet en haut débit. Selon un rapport de janvier de la firme Akamai, les Etats-Unis sont même 18es, avec un débit moyen de 3,9 mbit/s, un chiffre en… baisse de 2,4% sur un an. Selon ce classement, la Suisse est 8e, avec une connexion moyenne de 5,0 mbit/s.




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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 23:32

AFGHANISTAN

La sale guerre d’usure entre Karzaï et les Américains

 


Alors que les autorités électorales se prépareraient à l’éventualité d’un second tour pour l’élection présidentielle, l’administration Obama fait le pari qu’elle pourrait mieux contrôler un chef de l’Etat afghan affaibli politiquement.

C’est une vraie crise, une crise de confiance qui n’a cessé de s’approfondir depuis environ deux ans. Ouverte à la fin de l’ère Bush, elle s’est exacerbée avec l’arrivée à la Maison-Blanche de Barack Obama. Entre le président afghan Hamid Karzaï et les Etats-Unis, l’heure est à la suspicion, aux procès d’intention, aux accusations réciproques. Une vraie brouille. «C’est sérieux», commente un diplomate européen. La lune de miel est bel et bien terminée. Installé au pouvoir à Kaboul par les Américains au lendemain de la chute du régime taliban, fin 2001, Hamid Karzaï est désormais considéré à Washington comme le problème, et non plus comme la solution au chaos afghan. Les tensions apparues entre les Occidentaux et l’équipe Karzaï autour des résultats du scrutin présidentiel du 20 août, entaché de fraudes massives, s’inscrivent dans ce climat déjà passablement dégradé.

 

La fièvre avait commencé à grimper au fil de l’année 2008. A cette époque, Hamid Karzaï voit se profiler à l’horizon une double échéance, lourde de danger à ses yeux: la probable victoire à la Maison-Blanche de Barack Obama, qui le bat froid, et l’élection présidentielle de 2009 en Afghanistan. Hamid Karzaï se sait impopulaire à l’intérieur du pays et voit l’horizon s’assombrir à l’extérieur. Il opère alors un revirement brutal et embrasse une rhétorique nationaliste afin de restaurer son crédit dans l’opinion afghane. On le moquait comme «marionnette» des Américains? Subitement, il affiche une amitié ostentatoire pour les Russes et les Iraniens. Surtout, il multiplie les critiques contre les frappes de l’OTAN qui causent des victimes civiles.

 

Dans le même temps, il exige de la communauté internationale un «calendrier» sur son action militaire en Afghanistan, faute de quoi l’«ouverture des pourparlers avec les talibans» sera inévitable. Il prend d’ailleurs les devants, allant jusqu’à inviter le mollah Omar, le chef suprême des talibans, à se rendre à Kaboul. Le mollah rebelle lui oppose une sèche fin de non-recevoir, mais l’initiative est particulièrement bien reçue dans le sud et l’est pachtounes, les régions les plus touchées par la guerre. «Karzaï a en fait plus joué sur le pachtounisme que sur le nationalisme afghan», précise Fahim Dashty, le rédacteur en chef de Kabul Weekly, un hebdomadaire proche de l’opposition. Quoi qu’il en soit, la manœuvre porte ses fruits. «A la fin 2008, on sent qu’il remonte dans l’opinion», souligne un diplomate européen.

 

Mais les Américains trouvent qu’il en fait trop. Son dossier était déjà chargé à Washington, où on lui reproche son incompétence, la corruption de son pouvoir, les connexions de sa famille avec les réseaux de la drogue dans la province de Kandahar (sud), mais sa proximité avec George Bush le protégeait. Les deux hommes s’entretenaient deux fois par mois lors d’une vidéoconférence. Ce verrou saute avec l’arrivée de Barack Obama. «La faiblesse de la relation entre Washington et Kaboul résidait dans le fait qu’elle était basée sur des personnalités et manquait de mécanisme institutionnel», analyse Hekmat Karzaï, neveu du président et directeur du Center for Conflict and Peace Studies, un institut d’études basé à Kaboul.

 

La nouvelle équipe de la Maison-Blanche va donc hausser le ton. Déjà, en février 2008, alors qu’il n’était que le colistier du candidat Obama, le sénateur Joseph Biden en visite à Kaboul s’était violemment heurté à Hamid Karzaï, tournant les talons lors d’un dîner au palais présidentiel. La conversation avait dérapé autour de la corruption de l’entourage du chef de l’Etat. Un an plus tard, le procès se fait plus systématique. Les premières visites à Kaboul de Richard Holbrooke, l’envoyé spécial américain pour l’Afghanistan et le Pakistan (Afpak), sont glaciales. De son côté, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, n’hésite pas à qualifier le pouvoir afghan de «narco-state».  

 

Est-ce l’hallali pour Karzaï? Alors que l’élection présidentielle en Afghanistan approche, Washington flatte ostensiblement des rivaux potentiels du président sortant. Lors de son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier, le nouveau président américain avait invité quatre personnalités afghanes intéressant les Américains: Ashraf Ghani, ancien ministre des Finances, Abdullah Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères, Ali Ahmad Jalali, ancien ministre de l’Intérieur, et Gul Agha Sherzai, gouverneur de la province de Nangarhar. L’avertissement adressé à Hamid Karzaï est limpide: Washington travaille sur des alternatives. Finalement, la Maison-Blanche ne trouve pas l’homme providentiel et se contente de proclamer qu’elle restera neutre dans la compétition qui s’amorce.

 

Mais pour Hamid Karzaï, qui avait été chaudement soutenu par George Bush lors du scrutin de 2004, cette simple déclaration de neutralité vaut lâchage. Ses soupçons se confirment quand il voit l’ambassadeur américain à Kaboul, Karl Eikenberry, s’afficher avec ses rivaux. A ce moment-là, les observateurs à Kaboul comprennent mieux la stratégie des Américains: ils ne souhaitent pas tant sa défaite que contraindre le président sortant à un second tour. «Ils veulent un Karzaï affaibli, pour mieux le reprendre en main», décode un observateur étranger. Dès lors, «Karzaï bascule dans la paranoïa, interprétant la perspective d’un second tour comme une conspiration occidentale, notamment américaine», enchaîne un diplomate européen.

 

Jusqu’où ira la montée de la tension? «Il y a crise, mais il n’y a pas de rejet, relativise un proche du président afghan. Je ne crois pas que Karzaï veuille le départ des Américains. Il sait que leur présence est nécessaire et indispensable pour la sécurité du pays. Mais il est exact qu’il y a un vrai bras de fer. Chacun défend son intérêt.» Le problème est que ce «bras de fer» ajoute à l’incertitude d’un pays déjà très fragilisé.

Par Sir Adams
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 13:26

USA/RUSSIE

Quand la crise engendre la détente…

 

 

Barack Obama ne l’a pas caché. Sa décision d’abandonner mercredi le projet de bouclier antimissile américain en Europe de l’Est, cher à l’administration Bush, n’est pas seulement un virage stratégique.

 

En optant pour d’autres technologies – «moins coûteuses», de son propre aveu –, le «commandant en chef» a agi avec une double lucidité. Lucidité financière, imposée avant par la crise, et sans doute aussi par d’autres coupes ultérieures dans le budget du Pentagone. Et lucidité géopolitique, tant ce déploiement annoncé en Pologne et en République tchèque symbolisait l’unilatéralisme revendiqué de son prédécesseur et mettait du sel sur toutes les plaies: celles de l’Union européenne (plus ou moins atlantiste), celles de l’OTAN (contrain te de suivre aveuglément Washington), et celles (surtout) des relations avec la Russie, l’autre puissance nucléaire.

 

La question, maintenant, est de savoir si cette lucidité va être suivie d’effets dans un autre pays frappé par le séisme financier mondial, et qui serait bien avisé de revenir à une posture moins agressive: la Russie de Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev. Car c’est là que le message de Barack Obama peut faire une différence de taille.

 

S’ils acceptent d’y voir un feu vert à la normalisation de relations devenues plus que houleuses après la guerre d’août 2008 en Géorgie et l’occupation des républiques séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, les responsables russes peuvent saisir la chance de cette nouvelle donne. Et renouer un dialogue d’avenir avec deux entités incontournables pour leur pays. En premier, l’Alliance atlantique, dont le secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, doit annoncer aujourd’hui des «ouvertures concrètes» vers Moscou lors d’un discours très attendu à Bruxelles. En second, l’UE, prise en étau dans le dossier de l’énergie entre sa dépendance envers Moscou et les inquiétudes de ses pays membres les plus tributaires des livraisons de Gazprom.

 

La crise économique, tout en provoquant de terribles convulsions sociales, favorise une certaine détente. Elle réduit à néant certains rêves ruineux de puissance, impose davantage de coopération et oblige à des concessions.

 

La Maison-Blanche l’a compris. Mais le Kremlin?

Par Sir Adams
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 01:42

 

Inside Trafigura: Accusations, sour deals and friends in high places
 

 

Behind Trafigura is a little-known but wealthy group of London oiltraders, who have high-level connections in the Conservative party. The firm's profits have ballooned over 16 years; it made $440m (now about £267m) last year on a $70bn turnover, as the world's third-biggest private oil and metals trader, outstripped only by Vitol and Glencore.

 

The Conservative leader in the Lords, Lord Strathclyde, is on Trafigura's payroll as a director of its hedge fund, Galena Asset Management, which is based at the firm's Marble Arch office, in Portman House, Oxford Street, London.

 

When Trafigura faced the toxic waste controversy, Strathclyde assisted by recommending the former minister and fellow peer, Peter Fraser QC, to the embattled traders. Fraser says he is being paid to produce an independent report on the dumping affair. But he has agreed not to publish any conclusions in the near future.

 

The firm's holding company is in the Netherlands, there is a branch in Switzerland, and a parent, Farringford NV, offshore in Curaçao, in the Caribbean. But Trafigura's operations are essentially run from London.
 

 

Graham Sharp, a founding director, is based in Kensington. Another director, Claude Dauphin, brought up his family in Hampstead, north London. A third founding partner, Eric de Turckheim, lived until recently with his wife in Wimbledon, south London. The traders charter up to 100 tankers at sea, and control worldwide tank farms which blend fuel.

 

Trafigura split off in 1993 from an even more controversial group, run by Marc Rich. Rich was accused by the US of sanctions-busting to Iran and tax evasion, but was pardoned by the US president, Bill Clinton, in 2001.

 

Trafigura's own name has been linked not only with Ivory Coast's toxic waste, but also with worldwide accusations of bribery, smuggling or improper waste disposal.

 

Saddam Hussein's Iraq was under international sanctions in 2001 when Trafigura was involved in the smuggling out of the country of 500,000 barrels of oil, according to the UN Volcker report. Allegedly, a UN inspector was bribed by Iraq to turn a blind eye.

 

The company's Swiss arm, Trafigura AG, later pleaded guilty in the US to making false claims about the oil, sold on to US refineries. The company forfeited $20m. Trafigura still insists it handled the deal via third parties in good faith, but US authorities said: "Today's plea agreement reflects the severity of their crime."

 

Another deal went sour in 2006. Jamaica had been granted rights to some cheap Nigerian oil, and allowed Trafigura to sell it and keep the profits, paying only a few cents per barrel commission.

 

Scandal erupted when a whistleblower disclosed a secret £220,000 payment to the ruling party. Colin Campbell, general secretary of the People's National party, in Jamaica, had to resign. He said: "I made the arrangements for the funds to be paid into the campaign account, in accordance with their wish for confidentiality." Trafigura had just issued a statement denying the £220,000 was a political donation.

 

Bruce Golding, Jamaica's new prime minister, told parliament: "Trafigura … is believed to be guilty of having bribed public officials." Dutch investigators visited Jamaica but no action was taken. The traders lost the contract. Trafigura says it rejects "any allegations ofimproper conduct regarding its business activities in Jamaica".

 

When Trafigura's waste was dumped in Abidjan, the Ivorian government, demonstrating a short way with western entrepreneurs, locked up without charge Trafigura executives for five months until the firm agreed, without admitting liability, to pay $200m for a clean-up. In Norway, Trafigura persuaded Vest Tank, which owned a tank farm on a fjord, to handle more of the waste. A tank blew up in 2007, showering residents with noxious smells. An inquiry found attempts to treat the waste had overheated a carbon filter. Vest Tank currently faces prosecution.

 

Asked about this history, Bell Pottinger, the firm founded by Tim Bell, and which acts as Trafigura's spin doctors, told us: "Trafigura has always done its business in an ethical and transparent manner."

 

Par Sir Adams
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 01:34

JAPON 

Un an pour faire ses preuves
 

Passage en revue des défis, priorités et blocages à venir pour le nouveau premier ministre Yukio Hatoyama
 
 

Le premier ministre Yukio Hatoyama doit maintenant faire ses preuves. Son parti, le Parti démocrate du Japon (PDJ) est en position de force pour adopter des lois et entreprendre des réformes.

Emploi et salaires

Augmenter le pouvoir d’achat des Japonais et relancer la consommation. Pour cela, le PDJ ne touchera pas à la TVA. En revanche, de nouvelles mesures d’incitation fiscale seront mises en œuvre. Le chômage (5,7%) doit aussi reculer. Le PDJ veut aider les jeunes à trouver un emploi et va mettre fin au recrutement d’intérimaires dans l’industrie.

Le PDJ portera dès que possible, après accord avec les organisations patronales, le salaire horaire minimum de 800 à 1000 yens (7,5 euros).

Les caisses de retraite sont plombées. Trop de Nippons âgés comptent parmi les 20 millions de pauvres du pays. Le PDJ a promis de les aider et va créer une pension minimum estimée entre 70 000 yens (520 euros) et 100 000 yens (750 euros).
 

Le PDJ s’est aussi engagé à mieux contrôler les dépenses publiques. La dette publique représente, selon l’OCDE, 217% par rapport au PIB. Le PDJ veut mieux répartir les dépenses de l’Etat et lutter contre les grands gaspillages. Il a déjà réussi à imposer au gouvernement de transition (PLD) un blocage partiel des plans d’aide publique de Taro Aso (plus de 1000 milliards d’euros). Il va aussi exiger des remboursements de prêts et d’argent public injectés dans des caisses spéciales depuis fin 2008.

Relance de la natalité

La baisse de la natalité est une bombe à retardement. L’indice de fécondité (1,3) est trop faible. La population pourrait chuter à 90 millions d’individus (128 actuellement) à la fin du siècle. D’ici à 2050, 40% de la population aura 70 ans. Yukio Hatoyama a promis une politique nataliste volontaire en s’inspirant de la France et de la Suède: allocations familiales, congés maternité sur le lieu de travail, plus de crèches.

Le premier ministre a aussi promis de voler au secours des provinces et des campagnes en difficulté. Bien que très subventionnés, les agriculteurs et riziculteurs nippons souffrent. 10% des terres agricoles du pays sont en jachère. Le PDJ entend améliorer le taux d’indépendance alimentaire nippon. Il veut encourager les jeunes à travailler dans les campagnes, qui se dépeuplent.

Lutte contre la corruption

Gagnera-t-elle du terrain ces prochains mois? Pas sûr. Yukio Hatoyama s’apprête à être rattrapé par un scandale. En juin, son bureau a admis avoir reçu 18,5 millions de yens (138 000 euros) de donations. Le couac, c’est que les donateurs sont des amis.

Yukio Hatoyama a même promis de «prendre le pouvoir aux bureaucrates». L’idée a eu un fort écho auprès de l’électorat, mais sera difficile à réaliser. L’ex-premier ministre Koizumi avait déjà essayé, et échoué. Yukio Hatoyama pourra certes réformer l’Agence des affaires à la consommation, qui a perdu sa crédibilité dans une série de scandales. Mais le reste est une autre affaire. Le Ministère des finances, celui de l’économie, du commerce extérieur et de l’industrie, ou celui des transports et des infrastructures (60 000 fonctionnaires), sont des citadelles imprenables. L’administration centrale tient les budgets sans dépendre des politiques.

Politique étrangère

Le Japon pourrait revoir son approche à l’égard de la Corée du Nord. Sans lever les sanctions économiques, Yukio Hatoyama pourrait être tenté d’initier un dialogue avec Pyongyang, et s’y rendre pour discuter avec Kim Jong-il des sujets qui fâchent: le nucléaire et le dossier des Japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1980.

Quant à la révision du traité de sécurité avec les Etats-Unis, suggéré par le PDJ, Washington a répondu qu’il n’en était pas question. L’archipel abrite 89 bases américaines (dont 30 à Okinawa) et 47 000 GI, et leur coût (4 milliards de dollars par an) restera à la charge du Japon. Sur ce dossier, la marge de manœuvre du PDJ semble nulle.

 

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 01:10

Divorcer de son gendre

PAR SYLVIANE ROCHE

J’ai quitté mon mari que ma famille appréciait beaucoup, et qu’elle a continué à associer aux événements familiaux, même quand il s’est remis en couple. Il m’a fallu du temps pour obtenir une séparation des territoires, lui n’ayant pas eu la délicatesse de s’effacer de lui-même. J’aimerais savoir quelle attitude une famille doit adopter envers l’ex-conjoint lors d’un divorce. Sylvie

 

L’amour est un événement privé, le mariage un événement social. Se marier, ce n’est pas seulement se mettre en couple, c’est faire reconnaître cette liaison par la société lors d’un acte officiel. C’est aussi faire entrer quelqu’un dans une famille. Dès lors, on ne peut pas faire comme si la rupture de ces liens ne concernait que le couple, tant sur le plan social que sur le plan familial.

On amène un inconnu à ses parents et on leur dit: «Voilà votre gendre, adoptez-le et aimez-le, car je l’aime.» Parfois cela ne marche pas (alors on en veut à ses parents), et parfois cela marche trop bien. Et quand on leur dit: «Je ne l’aime plus, oubliez-le», ils ne sont pas d’accord. Idem pour le conjoint: on lui offre une famille, des (beaux) parents, des (beaux) frères, des neveux, et un beau jour on lui dit: «Je ne t’aime plus, donc tu n’as plus le droit d’aimer cette (belle) famille que tu avais crue tienne.» Et s’il rechigne, on dit qu’il manque de délicatesse.

Je crois que les choses ne sont pas si simples. Il faut savoir faire la différence entre la relation amoureuse et les liens familiaux. Les gens intelligents sont capables de le faire pour les enfants, et de comprendre qu’on peut divorcer en tant que mari et femme et rester liés en tant que parents. Alors pourquoi ne pas l’admettre pour le reste de la famille? La vôtre «appréciait» beaucoup votre mari. Pourquoi doit-elle mettre ce verbe au passé? Parce que vous avez cessé de l’aimer, elle doit faire de même? Demandez-vous ce qui vous dérange tellement dans leur attitude. Vous avez l’impression que votre famille vous trahit en ne se rangeant pas décidément de votre côté? Et si, en l’associant toujours aux événements familiaux, vos parents affirmaient simplement que leurs liens avec lui sont indépendants de vous, et qu’ils font désormais la différence entre la famille qui demeure, et votre couple défunt (et la meilleure preuve, c’est qu’ils continuent à le fréquenter avec sa nouvelle femme). En d’autres termes, ce n’est plus votre mari, mais c’est toujours quelqu’un qu’ils apprécient, et si, en outre, c’est le père de leurs petits-enfants, je dirais que c’est une chance pour ces derniers. Et cette différence, vous devriez essayer de la faire aussi. C’est souvent la clef de la réussite d’un divorce.

Cela dit, vos parents peuvent sans doute comprendre qu’il vous soit pénible de devoir affronter la présence culpabilisante de votre ex à chaque réunion de famille. Alors quelle doit être leur attitude? Ici, comme souvent, le code social, avec ses règles générales, ne peut être d’aucun secours. Car la réponse est du domaine du cœur et de l’intelligence, c’est-à-dire de chacun face à lui-même.

Chaque jeudi, Sylviane Roche répond à vos questions concernant le savoir-vivre. Ecrivez-lui: sylviane.roche@letemps.ch

 

Par Sir Adams
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 00:26

CINEMA

                                                            Le Néoréalisme à l’américaine
 


Deux films indépendants américains, «Goodbye Solo» et «SherryBaby» se penchent sur l’envers du «rêve américain». Sans surprise ni talent renversant, hélas! Comme trop de films de cette mouvance en panne d’inspiration?



Depuis quand a-t-on commencé à se méfier du label «indépendant» américain? Depuis qu’il est devenu un label, sans doute, à savoir vers la fin des années 1980. Alternative nécessaire à la dérive des méga-budgets et à l’aversion au risque hollywoodiens, le cinéma «indé», largement sous tutelle du Sundance Institute et de son festival créés par Robert Redford, a lui-même connu un certain formatage passé l’ère des pionniers (David Lynch, Jim Jarmusch, John Sayles, Gus Van Sant, Abel Ferrara ou Spike Lee). D’où quantité de films régionalistes sans grand intérêt ni promesse que leurs auteurs se retrouvent un jour à la tête d’une œuvre qui compte. D’où aussi notre dépit devant deux films pourtant vantés par la critique outre-Atlantique, Goodbye Solo de Ramin Bahrani (2008) et SherryBaby de Laurie Collyer (2006).


Cinéaste d’origine iranienne mais né aux Etats-Unis, régulièrement sélectionné dans les festivals, Bahrani a pourtant tout pour le recommander. Son style? Une sorte de minimalisme qui jette une passerelle entre cinéma iranien et étasunien, à partir de portraits naturalistes de divers laissés-pour-compte du «rêve américain». Pour ce quatrième long-métrage en dix ans (après Strangers, Man Push Cart et Chop Shop), il est retourné dans sa ville natale de Winston-Salem, en Caroline du Nord. Cette fois, son héros nommé Solo est un chauffeur de taxi d’origine sénégalaise qui rêve de devenir steward.

Un soir, un client à la dégaine de vieux cow-boy lui propose 1000 dollars pour le conduire dans dix jours au sommet de la montagne voisine de Blowing Rock. Aller simple! Tenté mais aussi un peu inquiet, Solo s’insinue alors dans la vie du taciturne William, s’arrangeant pour devenir son chauffeur attitré. Il l’aide à vider son appartement, l’héberge chez lui après un soir de cuite, puis partage sa chambre de motel quand sa compagne (latino) le met à la porte. Mais rien ne pourra détourner William de son projet…


Ce sujet n’est pas sans rappeler Le Goût de la cerise d’Abbas Kiarostami, tandis que l’optimiste indéfectible de Solo évoque celui de l’héroïne de Happy-Go-Lucky de Mike Leigh. Malheureusement, de telles références ne font que souligner la platitude de Goodbye Solo. Entre le Noir trentenaire et le Blanc septuagénaire, les échanges restent des plus limités sans que rien côté mise en scène ne vienne compenser. Un rythme languissant, le déficit esthétique de l’image vidéo et une cruelle absence de mystère (malgré les visites répétées du vieil homme à un jeune caissier de cinéma) font qu’on s’ennuie ferme. Et même si la fin elliptique est soudain fort belle, vaut-il vraiment la peine d’endurer 1h30 pour y arriver? Le plus intéressant est encore d’apprendre que l’interprète de William, Red West, fut autrefois garde du corps et parolier d’Elvis Presley!


Pour SherryBaby, programmé au Cinéma Spoutnik de Genève dans la foulée de sa tardive sortie française, le diagnostic n’est pas meilleur. Ce premier essai d’une cinéaste venue du documentaire (Nuyorica Dream, sur une famille d’immigrés portoricains) l’a elle aussi ramenée chez elle, dans le triste New Jersey. Seul attrait décisif de ce drame de la réinsertion tourné en DV: l’interprétation de Maggie Gyllenhaal (Secretary, The Dark Knight), complexe, nuancée et captivante sans jamais quémander notre sympathie.


Elle est ici Sherry, héroïnomane de 23 ans qui sort de prison après avoir purgé une peine de trois ans. Sevrée et libérée sur parole, elle s’installe dans un foyer, suit une thérapie de groupe, décroche péniblement un job avec des enfants et fricote avec un ex-taulard. Mais son véritable but est de récupérer sa petite fille élevée en son absence par son frère et sa belle-sœur. Alors que tout semble conspirer pour la faire replonger, son instinct maternel la sauvera-t-elle?

Après une entrée en matière très crue et plutôt prometteuse, on finit hélas par s’en désintéresser, tant le film s’enlise, incapable de décoller de son naturalisme à ras de terre. Et cette fois, ce n’est pas le «grand final» réunissant enfin mère et fille pour une première sortie qui va y changer quoi que ce soit: un pipi traumatisant, et c’est l’échec.

D’accord, il faut un certain courage pour réaliser de tels films, qui regardent là où jamais Hollywood ne s’aventurerait. Il n’empêche. On se demande à quand un jeune auteur «indé» qui se préoccuperait à nouveau de mise en scène, avec un peu de hauteur de vue, plutôt que ces assistants sociaux manqués? Car de Richard Linklater à Darren Aronofsky, tous ceux qui comptent dans cette mouvance ont à présent la quarantaine, leur révélation remontant déjà à dix ans ou plus!


Goodbye Solo, de Ramin Bahrani (USA 2008), avec Souleymane Sy Savane, Red West, Diana Franco Galindo, Carmen Leyva. 1h31

SherryBaby, de Laurie Collyer (USA 2006), avec Maggie Gyllenhaal, Danny Trejo, Giancarlo Esposito, Brad William Henke, Bridget Barkan, Ryan Simpkins. 1h35

Par Sir Adams
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 23:48

PLAN DE SANTE AUX USA
Obama s'explique devant les sénateurs


 

Ferme sur les principes, le président a répondu à certaines objections mais reste vague sur qui paiera les coûts.


C’était le moment ou jamais de reprendre la main à propos de l’assurance maladie. Alors que le soutien des Américains à ce chantier prioritaire de la présidence a fondu de 53% en avril à 42% fin août, Barack Obama a trouvé devant le Congrès le ton des grands jours pour souligner la nécessité d’un projet en train de se dissoudre dans les débats partisans.


Lettre de Ted Kennedy


Il a commencé par se le réapproprier (the plan I’m announcing to­night) en le plaçant dans son cadre historique et moral. La première proposition de réforme date de 1943, a-t-il rappelé: «Je ne suis pas le premier président à saisir cette cause, mais je suis déterminé à être le dernier.»

Pour l’aspect moral, les Etats-Unis sont «la seule démocratie avancée du monde, le seul pays riche déniant une assurance de base à des millions de citoyens», a-t-il ajouté. A la fin de son discours, il a lu une lettre – la dernière – du sénateur Ted Kennedy où celui-ci qualifie le système de santé américain de great unfinished business of our society (plus grand dossier inachevé de notre société). Les députés ont accueilli en silence cette voix d’outre-tombe.

Barack Obama s’adressait, par-dessus leurs têtes, à la nation tout entière. Ils l’ont senti. Certes, les ricanements républicains ont mangé la fin de sa phrase quand il a admis qu’il «reste un nombre de détails significatifs à régler». Le représentant Joe Wilson l’a même interrompu d’un «vous mentez!» en plein discours avant de présenter des excuses pour son incivilité.


Barack Obama lui a instantanément rétorqué «ce n’est pas vrai!»: il avait retrouvé le mordant et le souffle du candidat démocrate dans la dernière ligne droite de sa campagne. Son premier objectif – convaincre de l’implication du «patron» – était atteint.

Le deuxième était d’éclaircir les points obscurs de la réforme et de répondre aux objections qui ont enflé pendant l’été. Le discours a mis quelques points sur les «i». Il n’est pas question de socialiser le système de santé, ni de priver les assurés de leur couverture actuelle ou de leur libre choix du médecin, ni encore de rembourser les soins aux immigrés illégaux – ou les avortements.

Souple sur les moyens


Barack Obama s’est montré ferme sur le principe d’une couverture obligatoire et souple sur les moyens d’y arriver. La caisse publique reste son option préférée pour offrir aux non-assurés une couverture de base, mais il reste ouvert à d’autres formes juridiques pour atteindre ce but et insiste sur le fait que la caisse devra s’autofinancer, car une subvention fausserait la concurrence. «Mon principe est, a toujours été, que les consommateurs sont mieux traités quand ils ont le choix», a-t-il précisé.


Le talon d’Achille du plan reste le financement. La réduction des gaspillages paiera la majeure partie des quelque 900 milliards de dollars qu’il coûtera sur dix ans, assure Barack Obama, en se gardant bien de préciser lesquels. Il se contente de renvoyer chacun à ses «responsabilités». S’il tente d’amadouer les compagnies d’assurance qui «rendent un service légitime», celles-ci sont clairement dans son collimateur quand il s’agit de régler la facture.


Réactions


Il n’y a donc pas d’apaisement à attendre de leur côté. «Le gouvernement contrôle déjà une bonne part des dépenses aujourd’hui, et nous ne pensons pas que la solution soit de l’augmenter encore», dit Alissa Fox, vice-présidente de l’association BlueCross Blue­Shield, qui représente 39 compagnies indépendantes.


Le dernier objectif de Barack Obama – jeter un pont par-dessus les frontières partisanes – a-t-il été atteint? Le président s’est montré habile en reprenant explicitement l’idée de son ex-adversaire républicain John McCain, visant à réduire le nombre de procès qui renchérissent le coût de la médecine. L’intéressé s’est dit flatté, mais n’en a pas moins déclaré, en gardant son scepticisme, que «l’enjeu principal reste le coût de la réforme, et qui le couvre».

Par Sir Adams
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 10:56
Métaux précieux L’or passe le cap des 1000 dollars Les investisseurs mettent en doute la capacité des Etats-Unis à contrôler les déficits et l’inflation ces prochains mois. Et décident de parquer une partie de leurs avoirs dans les lingots. Mardi, le prix d’une once d’or a touché 1000,75 dollars sur le marché londonien. Ce n’est qu’un début, assurent les défenseurs de la relique barbare. «Si on finit la semaine au-dessus des records de mars 2008 [1033 dollars à New York après l’effondrement de la banque Bear Stearns], il y a une possibilité de monter jusqu’à 1200 dollars d’ici à décembre», estime Marwan Shakarchi, responsable de la maison de négoce genevoise MKS. Ces sursauts de l’or s’accentuent à chaque accès de faiblesse du dollar, qui a touché hier son plus bas de l’année face à l’euro et au franc suisse. Selon Dominique Casaï, fondateur de la firme de gestion Uram, «les investisseurs vont réaliser qu’il n’y a pas de miracle pour sortir de la crise; la nécessité de diversifier leurs actifs en dehors des monnaies papier sera le moteur de la prochaine phase haussière». Les fonds mènent la danse Un bémol cependant. Cette ruée des épargnants vers des lingots et des fonds de placement aurifères censés offrir la protection ultime lors d’une période d’inflation et de déficits galopants, provoque une grande instabilité des cours. Cette année, les investisseurs représentent pour la première fois plus de la moitié de la demande mondiale de métal jaune. «Etant donné [l’importance des] achats techniques lors de la récente remontée des prix, l’or pourrait souffrir de prises de bénéfices à court terme», préviennent les experts de Barclays Capital à Londres. Déficit de métal physique Quelle est la situation sur la scène, moins virtuelle, des échanges mondiaux de lingots? L’effondrement de 70 à 90% en an des importations de la Turquie ou de l’Inde – pays où la joaillerie joue un rôle d’épargne important – ne plaide guère pour une appréciation du métal. «Principal fournisseur de lingots depuis vingt ans, les banques centrales sont redevenues acheteuses nettes d’or au deuxième trimestre», rétorque Dominique Casaï. De son côté, la production minière peine à répondre l’accroissement de la demande. L’argent et le platine suivent Qu’en est-il des autres métaux précieux? Leur hausse semble valider la thèse d’une recherche de placements refuges. Depuis le 1er janvier, l’argent s’est apprécié de 46% et le platine de 36%, quand l’or progressait de 13%. Signal trompeur. Car ces métaux vivent une autre vie, industrielle. Particulièrement le platine, dont la moitié de la demande provient des fabricants de pots d’échappement catalytiques. Contrairement aux aficionados de l’or, les investisseurs pariant sur ces métaux tablent donc sur un retour rapide de la croissance – par exemple un redémarrage des ventes automobiles. Non sur une période de troubles économiques profonds.
Par Sir Adams
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